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 Calligramme

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Charles Xavier
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MessageSujet: Calligramme   Dim 6 Déc - 14:35

C’est en cette nuit étoilée
Que la Lune à son regard fut enfin dévoilée.
Thalia n’y crut point. La déesse dans toute sa clarté
De sa voix suave et veloutée, se manifesta, interloquée.
Dans un élan de panique et de peur, Thalia s’est emportée,
Ne comprenant pas l’apparition de celle qui semblait une fée
Ce qu’elle voulait n’était point une épaule pour de sa vie pleurer
Juste un sort pour retomber délicatement dans les bras de Morphée.
C’est alors que l’astre de l’espace se présenta sous le nom de Séléné
Il prétendait, de part son immense pouvoir, de tout faire pour l’aider.
La petite fille, frigorifiée et toute retournée, songea tout d’abord rêver
Ainsi, la créature démentit et énonça modestement le nom de Mutanité
Thalia sentit des ailes, dans son dos, battre comme son cœur et espérer
Dans le futur, elle aussi porterait fièrement le matronyme de Séléné
D’une grande puissance pour vivre et se venger elle pourra profiter
Mais en échange, la déesse occulte, aucune condition n’a dressé…
Ravie et étonnée, Thalia comprit enfin, mais après le pacte scellé
Que jamais elle ne pourrait envisager un hyménée
La Lune reprit alors sa forme argentée
Thalia abandonnait l’ancienne identité.
Au fond de son âme, par ses capacités,
Pas encore elle ne se sentait possédée.
En espérant n’avoir violé sa vie sacrée,
Elle ne se doutait pas que ce fut un tort
Et que tout cela la conduirait à la mort.

_________________
___professeur X___
:::: Classe 6 ::::



Dernière édition par Charles Xavier le Lun 21 Déc - 0:22, édité 1 fois
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Charles Xavier
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MessageSujet: Re: Calligramme   Dim 6 Déc - 16:23

C’était jeudi, comme chaque jour il recommençait son numéro nuptial. Cela faisait longtemps que j’avais abandonné, cela faisait longtemps que je ne me débattais plus, j’espérais que tout cela ne fut qu’un cauchemar, et que de toute façon je me réveillerais, sans marque, sans blessure, et que la Lune me sourira, en me consolant de l’atroce rêve que j’aurais fait. J’avais mal, mais je savais que si j’osais ouvrir la bouche il ne ferait qu’en profiter, et ça, je ne le permettrais pas. Je fermais mes yeux. C’est alors que je vis la Lune. Elle était belle, et me tendait la main. Je n’arrivais pas à l’attraper, quelque chose me retenait contre le sol, et Séléné ne cessait de me rappeler que je devais m’en débarrasser toute seule. Il fallait que je pousse cette chose loin de moi, si j’avais su ce que c’était, je n’aurais pas bronché et continué de souffrir en silence. La déesse insistait. Etait-elle réelle ? Cette question-la, je me la posais quotidiennement depuis sa première apparition, mais il fallait que je fasse comme si elle était là, sinon, je n’aurais personne à qui me rattacher pour sortir de ça. Enfin, j’arrivais à éloigner ce monstre, Séléné me sourit, alors que je n’avais pas encore pris sa main. Elle disparut. Mon corps retomba dans les ténèbres et j’ouvris les yeux, je ne souffrais plus.

Mon tuteur était allongé sur moi, son poids faisait pression sur ma cage thoracique, comme s’il n’était plus qu’une coquille vide. Je réussis à l’enlever de mon corps, le silence était roi dans la pièce. Saisissant sa tête à deux mains, je voulais voir, je voulais comprendre pourquoi il ne réagissait pas. Ses yeux n’avaient plus de couleur, et ses veines ressortaient effroyablement de son visage. Personne n’entendit mon cri. Mes mains étaient écarlates, et c’est alors que je compris, enfin, ce que je lui avais fait endurer. J’avais fini par gagner, je m’en retournais vers la Lune, à la fenêtre, mais je ne vis rien, incontestablement. Séléné ne vint pas, l’astre se contenta de me regarder, sans plus. Cet évènement me rendit folle, s’en est suivi un jeun de quelques jours, postée contre le rebord de la vitre, attendant, attendant que quelque chose se manifeste, et il n’y eut jamais rien.

Séléné n’avait jamais été la Lune, ce n’était qu’une invention de mon inconscient pour me permettre de faire un bond en avant, ce bond m’avait permis d’en finir avec la personne gisant sur le parquet au stade de la décomposition. Les gens dits malades s’inventent des amis, d’autres personnalités, on appelle ça de la schizophrénie, mais je n’étais pas atteinte par cette maladie, j’avais toute ma tête, d’ailleurs, il était temps de partir. En tout cas, je ne croyais plus en elle, c’est pourquoi cette conclusion vint alors.

En faisant mes valises, je remarquais que mes coupures, mes hématomes, mes morsures, toutes avaient disparues, et devant la glace je découvrais mon reflet, je découvrais à quel point j’étais belle. Je pleurais. On annonça plus tard dans les journaux qu’un certain Victor Barton avait été retrouvé chez lui, vidé de ce qu’on pouvait appeler « énergie vitale ». Sa fille adoptive, elle, n’a pas été retrouvée. J’avais 15 ans, et ça ne choquait pas la police que je ne sois inscrite dans aucune école, aucun centre sportif ou de loisirs, mais juste un nom, Thalia Barton. Plus jamais cette Thalia Barton ne refit surface, vous me direz, qu’est-ce que je fais là ? Je ne suis plus Thalia Barton, c’est du passé, maintenant, je préfère que l’on m’appelle comme celle qui m’a aidé à devenir ce que je suis, à entretenir mes pouvoirs… Séléné.


Je me tenais devant l’imposante bâtisse cramoisie du Danvers State Hospital. Cela faisait plus de cent ans que personne n’y avait plus mis les pieds. Je veux dire un mortel. Je n’avais pas l’impression de gâcher la tradition, je ne me sentais pas mortelle, j’étais persuadée d’être autre chose, de plus puissant, de plus exceptionnel.

On m’ouvrit la grand porte d’entrée. Inutile de saluer tous ces gens qui me regardaient, ahuris, comme si personne n’était venu leur rendre visite depuis des décennies, mais au fond, c’était vrai, ils avaient plus l’habitude de voir des gens rôder et partir en courant à cause d’un grincement de porte ou d’une lumière qui s’allume. Dans le hall, il y avait de tout: des hommes qui me fixaient, des femmes qui dormaient, des vieillards qui parlaient au mur ou encore des fillettes, pitoyables. Elles s’amusaient à se lancer des cailloux, quel jeu ! Me voilà donc parmi une ordre de dégénérés mentaux, à vrai dire, c’était moi la dégénérée mentale parmi eux.

Je pris mes marques, ces égarés m’acceptaient, bien sur certains me dérangeaient plus que d’autres, essentiellement ceux qui étaient fichés instables psychiquement d’après les lambeaux de dossiers datant du siècle dernier. A la nuit tombée ils en profitaient pour allumer, puis éteindre toutes les lumières, crier à vous en donner froid dans le dos, mais au fur et à mesure, on ne les entend plus.

Chaque jour je me demandais ce que je faisais là. Mais je n’avais nulle part où aller, il fallait que je m’éclipse du monde réel pendant quelques temps avant de refaire surface, pour que l’affaire de l’homme desséché de Danvers soit classée et que l’enlèvement de Thalia Barton également soit classé.

Depuis une paillasse orientée vers un trou du toit, je contemplais la Lune, tous les soirs, en ne cessant de me répéter qu’elle m’avait bien eu, j’étais libérée de ce monstre sanguinaire, mais en revanche j’étais condamnée à errer seule, en compagnie d’esprits de gens malades, mort dans cet hôpital un siècle auparavant. Chaque jour, chaque heure ils devenaient de plus en plus immatériels, et je sentais en moi que je devenais comme eux, manifestement. Manger ne faisait plus partie de mes activités fondamentales, boire, je ne le faisais plus depuis des semaines. Petit à petit, mon âme se détachait de mon corps qui se décomposait, mes cheveux viraient au gris, mais j’avais conscience de cela, voyez-vous. En fait, quelque chose se manifestait dans ma tête, une réflexion, une longue réflexion, et c’est cette réflexion qui me permettait de tenir, enfin, c’est ce que je croyais, mais en fait je consommais l’énergie vitale que j’avais absorbée sur mon tuteur, si ça peut vous rassurer.

Un an passa… La deuxième année de méditation passa plus vite, 18 ans que j’étais en apparence sur cette Terre, mon visage en affichait 50, mais… J’avais l’impression d’y être depuis 1000 ans, plutôt, une éternité. Au crépuscule, alors que mes vieux fantômes ne me parlaient plus, une voix entonna: « Plus un geste, je vous prie de vous lever, cet hôpital n’est pas un squat. » Inutile de lever les yeux pour voir qu’il braquait une arme sur la vieille dame que j’étais, je ne bougeais pas, j’étais en pleine méditation, communication avec l’au-delà parallèlement, et il continua: « Il n’y aura pas d’autre avertissement madame, veuillez vous lever ! » Très bien, très bien, c’est ce que je fis, je n’étais pas du genre à recevoir des ordres, mais c’était toujours bon à prendre et peut-être qu’ensuite il me laisserait en paix. « Bien, maintenant, mettez vos mains sur la tête, voilà, approchez, approche j’ai dit, ce n’est que par mesure de sécurité, ne vous en faites pas… AH ! » Sa peau était si douce, l’envie de lui toucher avait été trop intense Son corps tomba comme un bloc sur le sol de l’hôpital, c’est alors que je me sentis jeune, ivre de vie. « Oh non, ne t’en fais pas, c’était juste par mesure de sécurité. Voyons, hum… Dominic Gallio c’est ça ? J’ai l’honneur de t’annoncer que tu viens de te marier, non, ne rougit pas de ce mariage posthume. Rassure-toi, je ne voulais pas d’enfant, tu n’es donc… Plus d’aucune utilité. » Par précaution, je pris tous ses papiers, son pactole, les clés de se fourgonnette. En le touchant, j’avais absorbé toute son énergie vitale, retrouvé ma jeune et capté quelques informations qu’il avait dans la tête. Il semblait avoir un compte sur New York, si je voulais refaire ma vie, j’aurais eu besoin d’argent, d’un appartement, et feu Dominic semblait être le mari idéal. Bien sur, mari, façon de parler, j’allais usurper son nom de famille pour toucher le plus d’argent, mais c’est tout, je n’avais pas besoin d’autre chose.

L’hôpital c’était terminé pour moi, je pensais avoir fait une cure assez longue et les résultats n’en furent que conséquents. De plus je n’avais plus rien à dire à ses occupants, en fait, eux non plus ne me parlaient plus ces derniers temps. Bien entendu, tout cela avait une explication bien logique, j’en ris d’y penser, rassurez-vous.

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